Bibliographie

1.Galsan Tschinag

Auteur1GalsanChinagGalsan Tschinag est né en 1944 dans une famille d’éleveurs nomades touvas en Mongolie occidentale et a passé sa jeunesse dans les steppes du Haut-Altaï, aux confins de l’Union Soviétique.
Après son bac à Oulan-Bator, bénéficiant des programmes de coopération entre les pays communistes, Galsan Tschinag a la possibilité d’étudier la linguistique à Leipzig, en RDA. Il écrit soit en mongol soit en allemand. Son premier ouvrage, Ciel bleu, est publié en Allemagne en 1994. Il obtient le prix Adalbert von Chamisso, récompensant un auteur étranger écrivant en allemand.
Parallèlement à l’écriture, Galsan Tschinag se consacre à la protection des coutumes de son peuple, menacées par les dangers de la modernisation.

Source: www.editions-metailie.com

1996 Ciel bleu, une enfance dans le Haut Altaï  (Éditions Metailié/collection Suite 1999)

Livre2mongol

Galsan Tschinag raconte son enfance dans la steppe aux confins du désert de Gobi, dans les terres du Haut-Altaï. Le groupe familial se déplace en fonction des pâturages et des saisons, on monte les yourtes et on rencontre les gens. Les enfants ont une place bien définie que vient troubler l’obligation de scolarisation imposée par le gouvernement communiste. Mais il y a toujours les vacances pour retrouver la grand-mère choisie et adoptée par l’enfant, pour jouer dans la montagne avec son chien et parcourir à cheval ces étendues sans fin où le galop sert aussi à mesurer l’espace et le temps. Un auteur contemporain dont le livre s’inscrit dans la lignée de Dersou Ouzala. Galsan Tschinag nous dit le destin d’un peuple pris entre ciel et terre, entre nature et dieux : deux univers mystérieux, muets, injustes, puissants. Ciel bleu est comme un chant d’amour, un guide spirituel, un secret à partager avec ceux qu’émerveille l’aube des peuples. Michèle Gazier, Télérama

(source: http://www.decitre.fr/livres/ciel-bleu-9782864243045.html)

1998 Vingt jours et un (Éditions Metailié)  

Livre3GalsanChinag

Dshuruguwa, petit garçon touva, a quitté les steppes du Haut-Altaï et fait ses études dans la capitale, Oulan-Bator. Il rend visite à ses parents après une longue absence et leur présente sa jeune femme. Tout au long de vingt jours plus un, celui du départ, l’auteur raconte ” les plaisirs et les jours ” de la tribu et nous entraîne dans ce monde où les critères sont différents des nôtres.
” En vingt et un levers de soleil, un univers nous est livré dans son intimité. D’une plume tout à la fois attentive et poétique, Galsan Tschinag combine ethnographie et plaisir de conter. “

Le Soir (source: http://editions-metailie.com/livre/vingt-jours-et-un/)

2001 Le Monde gris (Éditions Metailié)

Livre5GalsanMondeGris

Dans une yourte du pays touva, un petit garçon rêve de devenir chaman ; il sait que ce sera difficile, mais il sait aussi que c’est là sa voie. Son frère aîné, instituteur et marxiste convaincu, décide de mettre fin à ce rêve en emmenant l’enfant apprendre à lire et à écrire en mongol dans une école loin des siens. C’est le début d’un véritable cauchemar pour l’enfant, qui déclenche catastrophe sur catastrophe dans une société dont il ne comprend ni les règles, ni la langue. Plus tard, devenu l’un des meilleurs élèves de l’école, il réussit à imposer ses réels dons de chaman.

Galsan Tschinag retrouve ici son héros et double de Ciel bleu. Avec une grande maîtrise du rythme de la narration et du suspens, il nous donne à voir les traumatismes culturels et l’imbécillité “civilisatrice” auxquels ont été soumises les tribus du Haut Altal

Captivé par le style à la fois lyrique et précis de l’auteur, qui s’affirme ici comme un grand romancier, le lecteur est initié au parcours du chaman qu’est devenu Galsan Tschinag.

(source: http://editions-metailie.com/livre/le-monde-gris/)

2003 Dojnaa (Éditions L’Esprit des péninsules)

Livre9GalsanDojnaa

Un roman poétique sur les traditions ancestrales et les rites de Mongolie. « Elle avait enfin pu montrer de qui elle était la fille, et qui et quoi la soutenait — comme l’esprit vivant de la justice, elle était apparue sur la monture d’Ergek, ce cheval blanc aux oreilles de loup et à la robe couleur de nuages dorage, elle avait fait irruption dans le repaire étranger et avait étouffé dans l’œuf la nouvelle malfaisante. Si ce n’était pas un fameux butin ! » Auteur d’une douzaine de livres, Galsan Tschinag s’est définitivement imposé comme le chantre des steppes de Mongolie.

(source: http://calounet.pagesperso-orange.fr/resumes_livres/tschinag_resume/tschinag_dojnaa.htm)

 

2004 Sous la montagne blanche (Éditions Metailié)

Livre6GalsanSousLaMontagneBlanche

Dshuruguwaa fréquente une école très éloignée géographiquement et culturellement de la steppe où vivent les louvas, sa terre natale, celle de ses ancêtres. Il suit le “Chemin du savoir” qui le conduit dans les voies de l’éducation moderne, “socialiste” à la mode soviétique des années 60, et qui prétend détruire les traditions millénaires de son peuple. Sa foi dans le Père-Ciel et la Mère-Terre est considérée comme arriérée et réactionnaire, les chamans sont poursuivis. Le jeune Dshuruguwaa, qui se sent une vocation de chaman, est déchiré entre tradition et modernité, réalisation de la liberté individuelle et responsabilité à l’égard de la famille, du clan, de la tradition.
C’est dans ce contexte que l’adolescent grandit, fait ses premières expériences sexuelles et rencontre le grand amour.
L’écriture narrative de G.Tschinag allie avec talent un sujet “oriental exotique” à une langue occidentale minimaliste. Et au détour d’un récit autobiographique apparaissent les conflits fondamentaux de notre époque, l’homme déchiré entre le savoir instrumentalisé et le savoir mythique, ainsi que le devenir des cultures minoritaires dans le monde moderne.

(source: http://editions-metailie.com/livre/sous-la-montagne-blanche/)

 

2005 La Fin du chant (Éditions L’Esprit des péninsules)

Livre10Galsan

« Donne ton lait, ton lait blanc, ô Mère ! / Éteins le feu, le feu ardent, / Le feu de la soif qui brûle la langue, / La langue de ton pauvre enfant, / Guruj-guruj-guruj ! » Ce chant, qui monte du plus profond des entrailles de la terre comme une imploration à la vie, est une métaphore qui va traverser tout le récit.

Des chevaux et des hommes. Sous le ciel de l’Altaï, au milieu des immenses steppes de Mongolie, Galsan Tschinag plante le somptueux et désormais familier décor d’une double tragédie : la disparition d’une mère, qui laisse trois enfants et un époux qui avait appris à l’aimer ; le refus d’une jument, en deuil de son petit, de nourrir un poulain orphelin. Chez les humains comme chez les animaux, il s’agit que la vie l’emporte sur la mort, il s’agit de retrouver le chemin de la source d’amour. En contrepoint de ces drames, l’auteur révèle un autre aspect de son exceptionnel talent de conteur en s’attachant aux luttes des nomades contre les envahisseurs venus de tous les horizons. Galsan Tschinag au sommet de son art ! Un chant poignant, qui tient à la fois d’une prière et d’une longue plainte, s’élève dans le Haut-Altaï. Porté par la voix d’une toute jeune fille, Dombuk, il plaide pour la vie d’un poulain orphelin qu’une jument, elle-même en deuil de son propre petit, refuse de nourrir. Chant d’espoir et de révolte contre la cruauté du sort qui a aussi prématurément privé l’adolescente et ses deux frères de leur mère. En contrepoint de cette ligne musicale, manière de fil conducteur dans la trame du récit, est évoqué le destin de Schuumur, marié très tôt à une femme qu’il n’a pas choisie mais dont il finit par tomber amoureux. Mais le véritable thème du livre, comme toujours chez Galsan Tschinag, est la menace que fait peser la civilisation moderne sur ces terres du bout du monde où vivent les Touvas. Accepter la vie comme elle vient plutôt que se résigner à la mort, et ce, quel qu’en soit le prix. Un combat sans merci pour les hommes et les bêtes qui luttent sous la force aveugle du destin. Un hymne à la gloire du ciel, des montagnes, des forêts, des fleuves et des steppes de l’Altaï, de l’herbe en train de pousser, de la chaleur et des orages, de la jument gris bleuté qui avait adopté un poulain étranger, de ce père qui donne la vie.

(Source: http://calounet.pagesperso-orange.fr/resumes_livres/tschinag_resume/tschinag_finchant.htm)

2006 La Caravane (Éditions L’Esprit des péninsules)

Livre11GalsanCaravane

Une longue caravane d’hommes, de femmes, d’enfants, de moutons, de poules, de trois cents chevaux et de cent trente chameaux lourdement chargés font route vers l’ouest, traversant pendant cent cinq jours près de deux mille kilomètres de désert de pierres et de steppe aride, de taïga, de montagnes abruptes et de fleuves impétueux. Chaman d’une tribu de chasseurs et de bergers nomades, Galsan Tschinag a réalisé en 1995 un de ses rêves : mener son peuple dispersé, les Touvas, vers la patrie perdue de ses ancêtres, vers les territoires de chasse et les terrains de pâture du Haut Altaï, au nord-ouest de la Mongolie.

(Source: http://calounet.pagesperso-orange.fr/resumes_livres/tschinag_resume/tschinag_caravane.htm)

2007, Belek, une chasse dans le Haut-Altaï, VUATHIER, Dominique (Traduction) Ed Philippe Picquier, 159p.Livre4Galsan

Le vieux Dshakiwek vit seul à l’orée du village, les uns racontent qu’il fut un homme important qui abattit un déserteur, d’autres qu’il ne fut rien de plus qu’un chasseur maladroit. Pourtant c’est lui que choisit notre jeune narrateur pour l’accompagner à la chasse au loup. Surpris par un orage, ils s’abritent dans un ancien campement d’hiver. Il lui dévoile alors l’histoire de ce fils qu’il n’a jamais reconnu par peur du regard des autres, puis de la perte irrémédiable de cet être que pourtant il a aimé au-delà de toutes limites exceptée celle de l’orgueil. Tschinag nous dévoile les bouleversements qu’entraînèrent les repères imposés par le monde communiste à ce peuple simple. (source: http://www.gitpa.org/)

2008 L’Enfant élu (Éditions Metailié)

Livre7GalsanEnfantElu

Au milieu du XVIIIe siècle, dans le Haut-Altaï, Hynndynn est recueilli à sa naissance par une famille nomade. Des étrangers de passage, des Mandchous, se faisant passer pour des envoyés du Ciel, prédisent que cet enfant aura un destin particulier. Sept ans plus tard, Hynndynn disparaît…
Elevé en Chine, destiné à être l’instrument de l’annexion des territoires mongols, le jeune homme revient, est reconnu et accueilli chez lui comme l’enfant élu par le destin. Le jeune Prince ayant retrouvé ses origines et faisant preuve d’une remarquable habileté politique va devenir le chef de la résistance à l’invasion chinoise. Il fédère les tribus, crée un contre-pouvoir religieux à l’invasion bouddhiste, connaît un grand amour et séduit tous les lecteurs.
Galsan Tschinag écrit un roman plein de vie et de finesse, avec des personnages attachants qui nous font pénétrer dans des psychologies et des analyses du monde déroutantes et justes. Il nous raconte aussi la lutte d’un peuple pour ses traditions et sa survie.

(source: http://editions-metailie.com/livre/lenfant-elu/)


2012 Chaman (Éditions Metailié)

Livre8GalsanChaman

Après de nombreuses années passées à sillonner le monde, Galsan Tschinag revient vers son peuple, les Touvas, des nomades du Haut- Altaï au nord de la Mongolie, pour y passer le soir de sa vie. Mais la situation est délicate, ses deux disciples chamans, ainsi que son peuple, ne sont pas d’accord sur le chemin à prendre pour affronter l’avenir. La vie nomade traditionnelle et le XXIe siècle se dressent face à face comme deux géants inconciliables.
Pour apaiser les esprits, une caravane est envoyée au Lac Jaune où une colline sacrée doit être consacrée. La narration tisse des rêves et des souvenirs du narrateur qui passe sa vie en revue pour en retenir les moments les plus importants : scolarité pendant les années 50 staliniennes, études supérieures à Leipzig dans les années 60, la première rencontre avec le Dalaï-lama en 1981, et la réalisation de son souhait le plus cher : la grande caravane avec laquelle son peuple retourne en 1985 dans le Haut- Altaï pour reprendre le mode de vie traditionnel nomade.

2. JACQUELUNE THEVENET

Auteur2JacquelineThevenetNée à Ixelles, en Belgique, en 1924, Jacqueline Thevenet a tout d’abord fait des études d’assistante sociale puis a passé une maîtrise de sciences religieuses à Rome. À la suite d’un voyage en Mongolie en 1982, elle a commencé à s’intéresser au pays du Ciel bleu, qu’elle a fréquenté à plusieurs reprises jusqu’en 1999. Elle a par ailleurs voyagé en Anatolie, en Iran, au Ladakh, au Népal et en Chine.

Ayant travaillé comme lectrice correctrice aux éditions de l’Orante, puis comme documentaliste à l’ambassade de Belgique et enfin comme bibliothécaire aux Missions étrangères de Paris, elle s’est plongée dans les archives de cette institution et de la congrégation de la Mission – les Lazaristes. C’est ainsi qu’elle a approfondi, en correspondant notamment avec Lucette Boulnois sur ce sujet, l’histoire des missions catholiques en Chine, à travers les figures d’Évariste Huc et de Joseph Gabet. Elle a rédigé un guide, illustré de photographies de Marc Alaux, sur la Mongolie aux éditions Karthala et, plus récemment, un autre sur le Groenland.  (source: http://www.transboreal.fr/auteurs.php?id=54)

Un Lama du ciel d’Occident | Jacqueline Thevenet
Evariste Huc (1813-1860)

Livre12JacquelineThevenetUnLamaQuand un Gascon devient missionnaire en Orient, il apporte à la gravité de son apostolat tout l’humour d’un Méridional bon vivant. En 1839, lorsque le père Évariste Huc arrive à Macao, la Chine est interdite aux missionnaires ; il doit donc se déguiser en Chinois et porter la natte. Après une longue pérégrination dans l’empire, il traverse la Tartarie jusqu’au lac Bleu et se transforme en Mongol. C’est en 1844 qu’il décide de se rendre à Lhasa où il espère enfin, devenu “lama de Jéhovah”, commencer son œuvre d’évangélisation.

(source: http://www.payot-rivages.net/livre_Un-Lama-du-ciel-d-Occident-Jacqueline-Thevenet_ean13_9782228898621.html )

La Mongolie, Paris, Karthala, 2007.

LivreLaMOngolie1

La Mongolie ? Un pays fascinant, grand comme trois fois la France, mais encore trop peu connu des Occidentaux. Il faut relire l’histoire prodigieuse de l’empereur Gengis-khan et de sa dynastie qui firent trembler l’Europe au XIIIe siècle, découvrir la civilisation des éleveurs nomades de la Haute Asie, contempler les paysages verdoyants de la steppe et les étendues semi-désertiques du Gobi, se laisser inviter sous la yourte, s’imprégner de la ferveur des moines bouddhistes : oui, il faut un peu de tout cela pour tomber sous le charme de la Mongolie et se laisser séduire et entraîner au rêve et au voyage. Émancipée successivement de ses puissants voisins – la Chine en 1911 et la Russie en 1990 -, la République mongole connaît actuellement de profondes mutations sociales, politiques et économiques. A ce titre aussi, elle suscite l’intérêt et ouvre des perspectives nouvelles. L’auteur, qui se passionne pour la Mongolie depuis plus de vingt ans et dont les deux premiers ouvrages sur ce sujet (1986, 1999) sont épuisés, porte ici un regard neuf et toujours pertinent sur son pays et son peuple de prédilection. Dans un style sobre, agréable à lire, elle nous communique à la fois ses connaissances et son enthousiasme.

(Source: https://books.google.fr/books/about/La_Mongolie.html?id=sx5sqnQFLuEC&hl=en)